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25 May 2008 @ 11:43 pm
La fin  
La veille des vacances de Pâques 2007, j'annonçais à ma mère, (Avec laquelle je vivais seule depuis le départ de mon frère l'été précédent) que la situation dans laquelle nous vivions elle et moi n'était plus tenable, et qu'à la rentrée suivante, je ferais ma seconde création design en Internat, et que je déménagerai chez mon père après le passage de mon brevet. Ce que j'entendais par "situation intenable", c'était d'une part la fatigue morale constante que ma mère subissait en raison de son travail, qui la rendait souvent agressive au retour dudit boulot, agressivité reportée sur moi, et d'autre part son état mental général. Ce serait long de raconter ma mère, mais disons qu'elle et le bonheur ne se sont jamais bien entendus. Ou du moins elle ne s'est jamais entendue avec lui. Elle nous a cependant moi et mon frère, éduqué en nous laissant la liberté de grandir, liberté dont nous avons usé avec justesse.

En déménageant chez mon père, j'ai heurté un autre style de vie. La liberté dont j'avais jusqu'à présent profité s'estompait petit à petit : ici on mangeait tous ensemble, tous la même chose, qu'on aime ou pas. Ici, on invitait pas les amoureux à dormir. Ici, on souriait. Ici, on ne discutait pas exactement comme avec des amis. Bref, c'était juste.. différent.
Heureusement, je n'ai pas eu a subir un changement trop important, puisque cinq jours sur sept, je me retrouvais en liberté de nouveau, sans parents, à l'internat.
L'internat, certains en disent du mal et d'autres... Hé bien disons que je fais partie des autres. Ma mère faisait partis de ceux qui en disent du mal, et m'a mise en garde comme s'il s'agissait de la pire expérience. Elle avait tellement tord.
En entrant pour la première fois dans cette chambre, j'y ai vu des murs froids et sales, et une de mes colocataires qui m'a donné une froide première impression. Je m'attendais à tellement mieux ! Finalement, cette colocataire est devenue la personne la plus précieuse, et la plus merveilleuse de tout cet internat à mes yeux, et la chambre si froide est devenue un lieu de débauche et de délires. Les fous rires se sont enchaînés, les pleurs, les consolations, les disputes. Les "Alors, alors, qu'est-ce qui c'est passé ?" quand l'une d'entre nous avait une ouverture avait un garçon. 24 internes sur 34 élèves, dont 17 filles.
L'internat s'est, comme j'ai pu le raconter tout au long de l'année, révélé être merveilleux.

Mais maintenant, l'année se termine, et le lycée se vide de ses élèves. La semaine dernière, les professionnels ont fini leur année, et demain ils commencent leur stage de six semaines, dont mon chéri, que je ne verrai plus au lycée avant le 1er septembre. Fin de cette semaine, les BEP s'en vont à leur tour, avec eux la plupart de mes amis, ainsi que Julie, mon épouse. Après ca, il me restera encore une semaine dans le lycée, qui ne sera qu'habité des sections générales. Et l'année prochaine, grand nombre de ces amis ne reviendront pas.

Tout cela pour dire : on se sent toutes de plus en plus déprimées et a mesure que ces 10 jours et 8 nuits ensemble se réduisent, les larmes viennent beaucoup plus facilement. Nous n'avions jamais haï les vacances à ce point. Et je ne pensais pas sérieusement dire un jour que j'aime énormément aller en cours. C'est quand c'est fini qu'on s'en aperçoit...
 
 
Humeurs: Nostalgic
Ambiance musicale: My Heart Will Go On (Piano Version)